QUATRIEME MANIFESTATION CONTRE LE TRAFIC DE CRACK
MARDI 9 OCTOBRE PLACE DE STALINGRAD

POUR ALLER TOUS A LA CHAPELLE !

 

Compte-rendu de la troisième manifestation, mardi 2 octobre 2001

 

1. La mobilisation grandit.
Nous étions encore plus nombreux ce mardi 2 octobre dans les rues du quartier Stalingrad pour nous réapproprier l'espace public et exiger de la police qu'elle disperse durablement les rassemblements mafieux s'accaparant ces rues.
Si nous étions 150 à 200 le 18 septembre, 300 à 400 le 25 septembre, nous étions environ 500 le 2 octobre. Ceci prouve bien que l'immense majorité du quartier en a vraiment assez des dealers qui paradent dans les rues, menacent habitants et commerçants, bloquent l'entrée de la bibliothèque Hergé pour les enfants, rançonnent les vielles dames, agressent les femmes au cutter, etc.

2. La mobilisation se diversifie.
Point encore plus important : toutes les composantes du quartier sont désormais ensemble dans la rue pour ce combat : familles entières, personnes âgées, jeunes et même enfants, personnes de toute origine (africaine, arabe, asiatique, etc.), groupes de pères de famille. Evénement important : le recteur de la mosquée de la rue de Tanger est venu à la tête d'une importante délégation pour nous signifier son soutien. Il a pris longuement la parole pour indiquer à tous l'importance qu'il accordait à ce combat et le sens qu'il lui donnait. Pour la première fois également, on pouvait noter une participation significative d'habitants d'origine asiatique.
Désormais, c'est donc bien tout le quartier qui se retrouve dans la rue autour de nos objectifs.

3. Désormais, les dealers sont sur la défensive.
Nous avons parcouru les rues jusque-là occupées par les bandes de dealers : nous sommes retournés pour cela rue de Tanger, rue du Maroc et rue d'Aubervilliers et nous avons pour la première fois parcouru la rue Bellot, la rue du Département et la rue Caillé. Les dealers en effet avaient fait pression auprès d'habitants et commerçants de la rue Bellot pour qu'ils ne se joignent pas à notre manifestation. Ceci indique à tout le moins qu'ils se trouvent désormais sur la défensive : depuis que la population a pris l'offensive dans les rues même où ils paradaient jusque là.
Nous devons continuer de redonner confiance dans la population et notre quartier à tous ses habitants et commerçants : nous sommes l'écrasante majorité, les dealers ne sont qu'une poignée mafieuse. Nous pouvons en attester et contraindre la police à faire son travail de voie publique en dispersant les rassemblements mafieux des rues et voies publiques.

4. Nos mots d'ordre
Ils sont restés les mêmes :

Nous avons fait compte rendu aux participants de nos réunions durant la semaine avec la police et certains élus. Un tract a été distribué qui détaillait notre position et ce que veut dire notre mot d'ordre : « la police doit faire son travail ».

5. Notre rapport aux élus et partis politiques
Des élus de différentes obédiences politiques ont pris soin de venir nous témoigner de leur sympathie. Nous avons ainsi relevé la présence de représentants de DL, du PS, du MDC et du PCF. Conformément à notre ligne, nous préférons ne pas donner la parole aux partis politiques lors de ces manifestations pour ne pas transformer ces moments en terrain de joute électorale. Nous remercions cependant ces personnes de s'être déplacées et leur demandons simplement, comme à la police, de « faire leur travail » : répercuter nos exigences, interpeller qui doit l'être, mettre ne place les plans de rénovation, prévention, assistance qui s'imposent, etc.

6. Notre coordination avec d'autres quartiers du 18ème
Nous travaillons désormais en collaboration avec les associations des quartiers du 18ème souffrant des mêmes problèmes que nous relatifs au trafic de crack. Notre objectif n'est nullement de reporter sur les habitants des quartiers limitrophes les problèmes que nous essayons de traiter pour notre propre compte. Nous leur proposons pour cela de faire comme nous et nous nous engageons pour cela avec eux dans des actions communes. Nous n'avons pas prétention à organiser à leur place les quartiers concernés du 18ème (quartier Porte de La Capelle, quartier Château-Rouge) : les associations Entraide 18 et Droit au calme le font elles-mêmes depuis longtemps. Nous devons simplement coordonner nos initiatives et aboutir, si possible ensemble, à une dispersion plus générale du trafic de crack.

7. Contre le trafic du crack dans nos quartier, tous au métro la Chapelle mardi 9 octobre !

Pour tout cela nous appelons ensemble à un grand rassemblement contre le trafic de crack dans nos quartiers et plus généralement à Paris le mardi 9 octobre 2001 à partir de 19 heures métro La Chapelle. Nous nous y rendrons par deux manifestations distinctes :
- l'une, la nôtre, partira à 18 heures de Stalingrad,
- l'autre partira à la même heure de la Porte de La Chapelle.
Enfin une délégation du quartier Château-Rouge se rendra directement au rassemblement du métro La Chapelle, la population de ce quartier n'ayant pas encore les moyens de reprendre possession des rues où règne la loi du crack.
Nous appelons toute personne concernée par ce combat à venir nous rejoindre soit sur le parcours de l'une ou l'autre de ces deux manifestations, soit en se rendant directement au métro la Chapelle.

Quatrième manifestation mardi 9 octobre à 18 heures au métro Stalingrad

Le collectif des habitants et commerçants du quartier Stalingrad
(en coordination avec les collectifs des quartiers Porte de la Chapelle et Château Rouge)